Connecticut, New Haven – Du 11 décembre au 13 décembre, AETS est ravi d’avoir participé en tant que membre du jury final du cours « Advanced Design Studio : Dwelling Ecologies – Community, Construction, and Collaboration in a Changing Climate », dispensé à l’École d’Architecture de Yale.
Un jury prestigieux, composé d’architectes de renom tels que Guillaume Koffi, Francis Kéré, Anna Dyson, Matthew Rosen et Russel Katz, a été invité à analyser les projets des étudiants. Ces travaux portaient sur des solutions innovantes et durables face aux enjeux contemporains, tels que le changement climatique, l’urbanisation et la conception d’habitats adaptés aux défis du futur. Parmi les projets-clés, le projet Ebrah ville durable, situé dans un village lagunaire près d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Ce projet incarne une approche novatrice en écologie urbaine et en intégration communautaire. Le projet Ebrah se déploie dans la région de Grand-Bassam, un espace stratégique bordé par une forêt de mangroves tropicale, une lagune et l’océan. Proposé comme une alternative à l’urbanisation désordonnée, il aspire à réévaluer les modèles traditionnels d’aménagement urbain en intégrant des matériaux locaux et une conception durable à toutes les échelles.
AETS, spécialisée dans la structuration technique et financière de projets décarbonés en Afrique, accompagne le cabinet Koffi & Diabaté dans le cadre du développement du projet Ebrah. Ce cabinet, fondé par Guillaume Koffi & Issa Diabaté, qui est également l’un des professeurs du cours, est reconnu pour son engagement envers une architecture conjuguant tradition et modernité, tout en mettant un accent particulier sur le respect de l’environnement. Le projet Ebrah, intégrant un lotissement au sein d’un vaste aménagement urbain en cours, se distingue par l’utilisation de matériaux côtiers d’origine locale et une volonté d’expérimenter des écosystèmes urbains adaptées aux défis climatiques et sociaux. Cette collaboration offre une opportunité unique d’explorer les flux de matériaux, d’eau, d’énergie et d’autres ressources essentielles à travers le prisme de l’habitat durable, tout en élaborant des stratégies visant à créer un sentiment de « maison » pour les populations potentiellement déracinées.
Les étudiants du cours « Dwelling Ecologies », en collaborant directement avec les “architectes-développeurs”, ont pu se pencher sur des questions fondamentales liant architecture et culture matérielle : Pourquoi habitons-nous ? Comment la conception peut-elle soutenir les besoins d’habitation dans un monde en mutation ? Dans un contexte où l’urbanisation moderne efface souvent la biodiversité au profit de structures rigides, le projet encourage l’exploration de méthodes hybrides, intégrant savoirs traditionnels et innovations contemporaines. Par exemple, il s’agit de réévaluer les notions de sécurité humaine et de durabilité matérielle face aux bouleversements climatiques, en valorisant des cycles de vie rigoureux pour les matériaux utilisés.
En écoutant les présentations des étudiants et en apportant son expertise, AETS a salué les initiatives portées ceux-ci et le projet Ebrah, qui illustrent de manière concrète la possibilité de créer des habitats durables en harmonie avec leur écosystème. Ce type de collaboration, réunissant monde académique et acteurs du développement, souligne l’importance d’une vision commune pour façonner l’avenir urbain tout en respectant les enjeux climatiques et sociaux.